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Les cours d’eau de la France

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Le fleuve creuse des sillons et modifie le terrain sur lequel il s’écoule. Dans une vallée, cette succession d’épisode de creusement et de remblaiement est à l’origine des terrasses alluviales. La création d’une terrasse alluviale est très simple : par abaissement eustatique –c’est-à-dire par abaissement du niveau de la mer-, le cours d’eau est obligé de s’abaisser afin de pouvoir rejoindre son terme. Pour cela il doit creuser le sol sur lequel il se trouve, et donc s’enfoncer dans les alluvions. L’ancien fond alluvial se trouve donc dominer un nouveau talweg, et c’est cela qui constitue une terrasse. Une terrasse alluviale est toujours composée d’un sommet plat et d’un rebord abrupt, quant à la plaine alluviale c’est le lit d’inondation –dit aussi lit majeur- c’est-à-dire le lieu où le trop plein d’eau déborde lors des crus.

Ces notions sont essentielles à connaître, notamment pour l’aménagement du territoire. Lorsqu’il s’agit d’établir des zones constructibles mieux vaut connaître la géomorphologie des cours d’eau et n’autoriser les constructions que sur les sommets des terrasses, mais surement pas dans le lit majeur, au risque de voir les constructions submergées lors des crus. Cet espace doit plutôt être réservé aux zones agricoles ou à des occupations humaines temporaires, à condition que les personnes soient informées des risques encourus.

L’épaisseur des alluvions d’une terrasse peut être plus ou moins grande. Dans certains cas une nappe alluviale peu épaisse s’emboîte à l’intérieur d’une nappe épaisse, ce qui permet alors de connaître l’histoire du cours d’eau.

Quant aux réseaux hydrographiques, il en existe de différentes sortes. On trouve ainsi des réseaux en peigne, car plusieurs rivières se jettent perpendiculairement dans un cours d’eau plus important, ils peuvent être arborescent, c’est le cas de rivières qui rejoignent au fleuve au fur et à mesure de son cours, ou bien en baïonnette, quand la rivière principale est courbe et que les affluent en sont perpendiculaires.

Terminons enfin par quelques termes de vocabulaires nécessaires à la compréhension des cours d’eau et des réseaux hydrographiques. Un talweg est le lieu occupé par l’espace hydrographique. Son nom est issu de l’allemand et signifie « chemin de la vallée ». Un espace compris entre deux talwegs s’appelle un interfluve. Quant à la ligne de partage des eaux, c’est la frontière entre des bassins versants, c’est-à-dire que de chaque côté de cette frontière les rivières s’écoulent dans des sens différents. Cela est important car la ligne de partage des eaux sert souvent pour délimiter les frontières entre les pays, notamment dans les zones montagneuses, comme dans les Alpes et les Pyrénées. Quant à la crête, c’est une ligne de points hauts qui sépare deux versants opposés. Le terme se retrouve dans l’expression ligne de crête pour un massif montagneux.