Jean-Baptiste Noé

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L’aéroport : entre ouverture au monde et barrières

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Si vous voyagez en avion, pour des motifs personnels ou professionnels, vous avez pu constater les enchaînements d’espace des aéroports internationaux. D’un côté il y a la promesse d’ouverture, d’accès au lointain et aux destinations plus ou moins folkloriques, de l’autre il y a les murs, les zones contrôlées et surveillées, interdites ou restreintes. L’aéroport est devenu un espace autonome, une ville enchâssée dans la ville et pourtant relié à la ville-mère, mais une zone qui se suffit à elle-même. C’est une belle image de la mondialisation : l’ailleurs est facilement accessible, mais les murs et les zones interdites sont partout.

Citoyen d’un pays et citoyen du monde

C’est la première rencontre avec l’aéroport. Le voyageur y est ailleurs et pourtant chez lui. Tous les aéroports se ressemblent, l’architecture y est presque similaire, on y trouve le même cloisonnement d’espaces : salles communes, salles d’embarquement, salles des personnels. On sait pouvoir y rencontrer le duty free, les contrôles et les barrières. Pour peu que l’on ait l’habitude de voyager, on est chez soi partout, car tous ces aéroports se ressemblent. Ils sont l’expression même de l’uniformisation amenée par la mondialisation : même organisation, mêmes boutiques, même langage international.

Mais chaque aéroport exprime aussi l’esprit et la culture de la ville et du pays où il se trouve. Les restaurants proposent des plats du lieu, comme les boutiques vendent les spécialités du pays. À côté du globish, les panneaux sont écrits en langue locale. C’est une impression très curieuse que donnent ces aéroports internationaux que d’être à la fois partout et en un lieu précis. À l’aller, on peut s’attarder dans l’aéroport de départ, mais une fois atterri, on passe très peu de temps dans l’aéroport d’arrivée, que l’on ne connaît vraiment qu’au retour, c’est-à-dire au moment où l’on va le quitter.

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