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François, pape urbain

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Dans la revue Conflits du mois de juin, retrouvez un article de quatre pages sur la géopolitique du pape François.

Je publie ici les premières lignes de l’article. Pour le reste, comme l’historien ne vit pas uniquement d’esprit, mais aussi de pain et de vin, vous pourrez retrouver Conflits en kiosque pour lire l’article en entier.

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Ancien archevêque de Buenos-Aires, ville monde et métropole internationale, le pape François débute un pontificat résolument urbanistique. En invitant les chrétiens à évangéliser ce que l’Église appelle les « périphéries existentielles » (1) il a fait sienne les exigences de la géopolitique actuelle dont les défis passent par les villes.

Ce 11 février 2013, ce fut un coup de tonnerre dans un ciel serein, selon l’expression du cardinal Angelo Sodano. Benoît XVI annonçait sa renonciation au pontificat, inattendue et imprévisible. Autre surprise, le 13 mars, quand fut élu pape Jorge Mario Bergoglio, qui prit le nom de François. Surprise, car l’archevêque de Buenos Aires n’était pas sur la liste des favoris, surprise aussi dans son style, simple et franc, quand il commença son allocution à la loggia de Saint-Pierre par un « bonsoir » inusuel.

D’emblée présenté comme progressiste, terme qui n’a plus beaucoup de signification aujourd’hui, le pape François a marqué les esprits par son style simple, souriant, son refus de l’ostentation, marquée par quelques décisions très symboliques : le refus de loger dans les appartements pontificaux, de porter les chaussures rouges, ou encore de conserver sa croix pectorale d’archevêque. La pompe pontificale n’est pas son souci principal. Dès les premiers jours, il s’est présenté comme le pape des pauvres, suscitant une adhésion peu commune des commentateurs. Sa popularité est grande dans le monde non catholique. En 2013, Time le déclare homme de l’année, en janvier 2014, le magazine américain Rolling Stone lui consacre sa une. Il plaît au monde et il a connu une première année d’état de grâce, sans controverse et sans polémique, contrairement à ce qu’a pu subir Benoît XVI.

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