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Pourquoi la non-mixité est-elle bonne pour les garçons (2/3)

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Pourquoi l’éducation non mixte est utile aux garçons

1/ Les garçons ont besoin de modèles

Tout être humain a besoin de modèle, car toute éducation et toute instruction sont mimétiques, c’est-à-dire que l’on se construit par rapport aux autres. Il y a les modèles que l’on accepte, et ceux que l’on rejette. Mais il faut un modèle. Les filles ont besoin de modèles féminins, et les garçons de modèles masculins. Les garçons ont besoin d’avoir des hommes dans leur entourage, afin d’éprouver ce que c’est qu’être un homme, et pouvoir le devenir à leur tour.
Dans une école de garçons, il est important que les professeurs soient aussi des hommes. Ces professeurs ayant des goûts variés (musique, théâtre, poésie, littérature, science …) les garçons découvrent que l’on peut être un homme et avoir des préférences variées.

Dans le système actuel, en France et en Europe, il y a une féminisation de plus en plus grande du corps enseignant. Cela est très dommageable aux garçons qui du coup n’ont plus ni référent ni modèle. Pour peu que la famille soit divorcée et que le garçon voit peu son père, alors le modèle masculin est presque absent de son référentiel. Il aura donc beaucoup de mal à se construire.

2/ Les garçons murissent à un rythme différent de celui des filles

Pour des raisons biologiques et neurobiologiques, les filles connaissent un développement cognitif plus précoce que celui des garçons. Si cela est très visible à la puberté, cette différence commence dès l’école primaire, et dure jusqu’à l’âge du lycée. Il faut attendre 17-18 ans pour que le cerveau masculin soit complètement formé. Le rythme des filles étant plus rapide que celui des garçons, ceux-ci sont constamment en retard. Par conséquent, ils finissent par penser qu’ils sont nuls, et que l’école n’est pas faite pour eux, qu’elle est faite pour les filles.
Dans une école de garçons, ceux-ci peuvent progresser à leur rythme, sans se préoccuper des filles. Leur scolarité ne commence pas avec l’idée qu’ils sont forcément derniers, ce qui leur permet de les stimuler dans leur apprentissage.

3/ Les garçons sont énergiques

Les garçons ont beaucoup d’énergie. Ils ont besoin de se saisir des objets, de remuer, de se cogner. Ils ont du mal à rester en place. À l’école et au lycée, cela ne passe pas, car les filles sont énervées par ce comportement. Cette énergie est alors classée en indiscipline, alors que c’est le propre des garçons. Là aussi, par comparaison avec les filles, les garçons sont dévalorisés. Dans un environnement masculin, cette énergie passe mieux, elle est davantage acceptée, et elle peut être canalisée et orientée.

4/ Les garçons sont désorganisés

Il n’y a qu’à comparer les cahiers des garçons et des filles, pour voir que les premiers sont très désorganisés. Les mères de famille savent que faire ranger sa chambre est plus difficile à un garçon qu’à une fille. Or les garçons doivent absolument apprendre à s’organiser pour pouvoir réussir leur scolarité et leurs études. C’est le propre de l’école que de leur apprendre cela. Savoir tenir un agenda, savoir préparer ses affaires, savoir gérer son emploi du temps. Dans une école de garçons, sachant que le problème est spécifique à tous, il est plus facile de les aider à s’organiser.

5/ Les garçons sont créatifs.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les garçons sont plus créatifs que les filles. Ils aiment le théâtre, la musique, la poésie, le dessin. Les personnes renommées de ces différentes disciplines sont davantage des garçons que des filles. Pourtant, à l’école, ils ne vont pas vers ses disciplines. Pourquoi ? Parce qu’elles apparaissent comme étant des disciplines de filles, donc les garçons s’en détournent. Dans une école mixte, la chorale est presque exclusivement composée de filles. Dans une école non mixte, les garçons osent chanter.

Un souvenir personnel. Lorsque je fais des cours d’histoire de l’art à des garçons (au lycée), je suis toujours surpris de constater qu’ils peuvent exprimer leurs émotions, dire que tel tableau est beau, que tel autre leur plaît. Les cours d’histoire de l’art sont très appréciés des garçons. Avant d’être dans un établissement non mixte, j’ai fait ces mêmes cours à des classes mixtes. C’était un cours que je faisais pour les filles, car je savais à l’avance que cela allait ennuyer les garçons. Et de fait, ils semblaient s’ennuyer beaucoup. Je n’ai jamais entendu un garçon me dire qu’un tableau était beau, ou qu’un tableau l’émouvait. La présence des filles les empêchait d’exprimer leurs émotions. Les filles, en revanche, étaient très réceptives à ce genre de cours. Mon premier cours d’histoire de l’art réalisé à des garçons a été pour moi une révélation quant aux possibilités de l’éducation différenciée. Je l’ai fait parce qu’il fallait le faire. Désormais, je fais ces cours parce qu’ils plaisent aux garçons.

6/ Les garçons ont une âme de chef

Les garçons aiment avoir des responsabilités. Leur en confier est la meilleure façon de les aider à éprouver leur liberté, et de les faire grandir. Les garçons sont très désordonnés, sauf quand il s’agit d’organiser une activité. Cela se passe toujours très bien. Dans une école mixte, la pression de la classe les empêche d’exprimer ces talents de chef. Les délégués sont très souvent des filles, et de façon presque exclusive. L’expérience me permet aujourd’hui d’affirmer que les garçons sont de bien meilleurs délégués que les filles. Mais ils ne le sont que dans un environnement qui leur est favorable.

7/ Les garçons aiment prendre des risques.

Les garçons ont tendance à agir d’abord et réfléchir après. Ils prennent souvent des risques sans réaliser que ce sont des risques. Il ne faut pas réprimer ce trait bien masculin, mais l’orienter en aidant les garçons à bien apprécier les situations pour ne pas se blesser ni blesser les autres. Les filles, au contraire, n’aiment pas beaucoup la prise de risque. Dans une école mixte, ce trait si particulier des garçons ne peut pas être développé.

8/ La non-mixité permet de forts liens d’amitié.

L’amitié est fondamentale dans la vie d’un homme. Avoir des amis est la première et la plus grande façon d’éprouver la notion de don (se donner pour l’ami), et de développer des vertus humaines indispensables. L’amitié réelle ne peut se faire que lorsqu’on est avec des personnes du même sexe. Si une personne du sexe opposé s’introduit dans un groupe, l’amitié se disloque et vire en concurrence. Concurrence pour la fille ou pour le garçon que l’on cherche à séduire. L’amitié masculine se vit de façon différente de l’amitié masculine. Elle a besoin de faire des bêtises, de tester les limites, de se solidifier par le jeu de l’exploration et de l’épreuve.

9/ L’école mixte, c’est une école de filles

On n’enseigne pas de la même façon à des garçons et à des filles. Un professeur féminin a beaucoup de mal à comprendre les garçons. Certaines font cela très bien, mais elles sont rares. Pour un professeur, il est plus agréable de faire cours à des filles qu’à des garçons : elles sont rangées et ordonnées, elles sont disciplinées, elles ne chahutent ni ne cherchent à faire des bêtises. Le garçon est donc le canard boiteux. Pour peu qu’il ne soit pas très doué en classe, il est rejeté. Avec la mixité, et la féminisation du corps enseignant, ce sont les méthodes d’apprentissage à des filles qui se sont généralisées. Si elles fonctionnent très bien pour les filles, c’est un désastre pour les garçons. Les garçons sont les grands perdants de la mixité scolaire.