Jean-Baptiste Noé

Le site web d’un historien

jean Baptiste Noé sur Facebook Jean Baptiste Noé sur Twitter Jean Baptiste Noé sur Google+ Chaine Youtube de Jean-Baptiste Noe

Mille feuilles territorial ou tarte à la crème ?

Accueil > Montesson > Mille feuilles territorial ou tarte à la crème ?

Dans une tribune accordée au Monde.fr, Pierre Bédier, le Président du Conseil général, revient sur la réforme territoriale voulue par le Gouvernement et démontre pourquoi elle n’a pas lieu d’être.

Pierre BEDIER - Président du Conseil général des YvelinesLe Président du Conseil général, Pierre Bédier, signe une tribune offensive sur lemonde.fr contre la réforme des collecticvités territoriales qui prévoit la diminution du nombre de régions et la suppression des départements.

Il y explique pourquoi cette “réforme brouillonne” est complètement “contraire à la décentralisation”.

Selon lui, cette réforme “ne fera qu’accentuer les inégalités entre les grandes villes, les banlieues, les zones semi-rurales et les campagnes, les territoires qui subissent les mutations économiques et ceux qui en bénéficient davantage, les déshérités et ceux plus gâtés par l’histoire. Ces inégalités de besoins et de moyens sont importantes et durables ; une loi ne les changera pas”.

Quand les grandes convictions cèdent le pas aux impératifs budgétaires

Par ailleurs, la disparition des conseils généraux et de ses élus de terrain, enlèveront une présence de proximité. “Eloigner la décision du terrain, c’est le contraire de la décentralisation. En ces temps de disette, il devient ordinaire que les grandes convictions cèdent le pas aux impératifs budgétaires”.

Et Pierre Bédier de rappeler les principales dépenses du Conseil général : ” l’aide aux personnes âgées dépendantes et aux personnes handicapées, la protection des enfants sans famille, le revenu social d’activité (RSA), la construction et à l’entretien des collèges et des casernes de sapeurs-pompiers, le fonctionnement des cantines et des transports scolaires. Telles sont les politiques auxquelles les départements consacrent la quasi-totalité de leurs dépenses et de leurs effectifs (…).”

Où est la cohérence de ces réformes qui, d’une année sur l’autre, font puis défont quand ce n’est pas le contraire ? Où sont les preuves de la gabegie invoquée et des économies prétendues ? Quelle est la légitimité d’un Etat ruiné et endetté, inapte à maitriser ses dépenses et à réformer ses structures, pour refiler aux départements le mistigri de la mauvaise gestion ? La catastrophe est assurée.”

Source.