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Mer de Chine : renouveau des dangers

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Tournons nos regards vers l’Asie, qui est un peu l’angle mort de la diplomatie française, et vers la mer, pas encore assez considérée dans les réflexions géopolitiques. Cela permet de s’interroger sur les tourments en mer de Chine méridionale, où transite 30% du commerce maritime international. Là se joue l’influence future de la Chine, qui aspire à être une puissance maritime et une puissance régionale, les craintes du Japon, qui ne veut pas voir son voisin rival se déplacer dans une zone d’influence qui fut la sienne, et la présence des États-Unis, bien décidés à encercler la Chine pour éviter que celle-ci ne prenne trop de poids dans cette zone stratégique.

La controverse des Spratleys et des Paracels

La mer de Chine est bordée par dix États et est l’une des mers les plus fréquentées au monde. Avec Singapour au sud, Taïwan et les ports de Chine au nord, le Vietnam à l’ouest et les Philippines à l’est, ainsi que le Japon plus au nord et au-delà de cette mer, c’est une petite Méditerranée qui attire bien des convoitises. L’enjeu est en effet de contrôler les eaux territoriales, à la fois pour accéder aux richesses halieutiques de celles-ci, mais aussi pour contrôler les zones de passage et donc avoir un droit de regard sur l’une des zones maritimes les plus fréquentées au monde.

Les frontières maritimes sont définies par la convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982, dite convention de Montego Bay, du nom de la ville de Jamaïque où elle fut signée. Celle-ci est entrée en vigueur en 1994, même si les États-Unis ne l’ont pas ratifiée. La convention précise les frontières maritimes, notamment la notion de mer territoriale, de zone économique exclusive (ZEE) et de plateau continental ; notions qui permettent ensuite de tracer les frontières maritimes. Tous les États qui bordent la mer de Chine méridionale ont ratifié cette convention, ce qui n’empêche pas des points de désaccord. La Chine revendique plus de 80% de la mer, Vietnam et Philippines y étant bien évidemment opposés. Les revendications butent sur les îles, notamment les Spratleys et les Paracels, car elles complexifient la délimitation des frontières.

Tensions ente le Vietnam et la Chine

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