Jean-Baptiste Noé

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Les premiers pas des JMJ

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Après une semaine consacrée au Brésil, où vous avez pu retrouver chaque jour un article consacré à la compréhension de ce pays, je vous propose une semaine d’analyse des JMJ. Que peut comprendre l’historien de ce mouvement majeur, qui va réunir probablement plus d’un million de personnes à Rio ?

Première difficulté de compréhension : les Journées Mondiales de la Jeunesse sont un mouvement essentiellement spirituel. Les jeunes présents ne viennent pas pour voir le pape, même si l’engouement autour de lui est important, ils viennent pour voir le Christ et pour prier Dieu. C’est une première difficulté de compréhension pour des personnes qui ne sont pas chrétiennes. Mais c’est essentiel. Si on passe à côté de la primauté du spirituel, on passe à côté de l’essentiel de ce mouvement. Ce n’est pas un rassemblement similaire à la coupe du monde de football ou aux Jeux olympiques, comme il y aura au Brésil dans les années à venir. Ce n’est pas un rassemblement autour d’une rock-star ou d’un gourou. Ce sont des jeunes venus pour prier ; même si leur foi, leur pratique, leur conversion intérieure sont variables selon les cas. Le pape ne dira pas autre chose : il va les inviter à se centrer vers Dieu et vers le Christ, à conformer toujours plus leur vie sur celle du Christ.
Tout le reste du discours, tous les autres commentaires qui pourront être faits en dehors de ce paradigme sont superflus.

Deuxième difficulté : chaque pape imprime sa marque, son style, sa génération. Chaque pape a son caractère, ses préférences thématiques, ses volontés d’enseignement. Il y aura donc une génération pape François, comme il y eu une génération Jean-Paul II et Benoît XVI, mais inutile de la chercher trop tôt ou de la dévoiler trop vite, elle se dessinera au fur et à mesure du pontificat.

Troisième point : ce sont les premières JMJ où sont présents des jeunes dont les parents étaient aux premières JMJ. Les premières dates de 1987, soit 26 ans. C’est donc la deuxième génération de participants. Déjà ; et cela marque un pas important dans la vie de l’Église.