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Le martyre du Kosovo

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Le Kosovo nous rappelle les guerres balkaniques de ces dernières décennies : Yougoslavie (1992), Serbie (1999), puis indépendance du Kosovo (2010). Si nous en avons connu l’avers du décor, le livre de Nikola Mirkovic nous en présente l’envers.

D’origine serbe et vivant en France, Nikola Mirkovic travaille dans une association humanitaire qui œuvre pour les habitants du Kosovo. Il connaît donc très bien la région et le sujet, et s’exprime ici en expert. Les affirmations du livre sont toujours référencées, et l’auteur cite abondamment des rapports officiels et des témoignages de témoins reconnus du conflit.

Ce qu’il nous montre dans ce livre, c’est l’ensemble des mensonges orchestrés par l’OTAN pour organiser une guerre qui n’avait pas lieu d’être. Comment de faux charniers ont été créés, des massacres inventés de toutes pièces, et comment les forces de l’OTAN, appuyées par des médias moutonniers, ont présenté les Serbes comme des agresseurs, alors qu’ils défendaient leur région contre les attaques albanaises. Les mensonges de l’OTAN ont été éventés avec la fameuse fiole d’armes de destruction massive, armes irakiennes qui n’ont jamais été trouvées. Puis en Libye, de fausses images de liesse tournées aux États-Unis. Le Kosovo fut le champ d’expérimentation de ces mensonges répétés, qui ont abouti à une guerre funeste pour les populations locales.

Le résultat est que les Serbes, qui représentaient une part importante de la population du Kosovo au début du XXe siècle, ne sont plus aujourd’hui qu’une poignée, victime d’une épuration ethnique qui tait son nom. Le Kosovo est un État mafieux, État non reconnu par un grand nombre de pays, plaque tournante de tous les trafics : organes humains, drogues, armes. La mafia albanaise, alliée à la mafia napolitaine, infiltre les grandes villes d’Europe.

Le livre de Nikola Mirkovic ne se contente pas de démonter mensonges et mystifications. Il témoigne aussi d’un peuple martyrisé, dont les églises sont détruites, les lieux culturels rasés, et les populations restantes quasiment asservies. Il montre aussi la faiblesse de l’Europe, qui n’est jamais intervenue dans ce dossier, pourtant à ses portes, laissant faire les États-Unis et leur politique étrangère dénuée de morale et de sens des réalités. L’avenir de la région paraît sombre, et même si l’auteur esquisse quelques solutions réalistes, il n’est pas certain qu’elles puissent se mettre en place.