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La défense de la famille est la première mesure économique

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Après les manifestations, quelles suites donner au mouvement ?

Face aux opposants aux unions homosexuelles, notamment ceux qui ont défilé dimanche dans les rues de Paris, certains rétorquent qu’ils devraient se préoccuper de sujets plus importants, notamment la lutte pour la croissance économique et la réduction du chômage.
C’est qu’en réalité il n’y a pas opposition entre ces deux combats. Nul n’est amené à choisir entre questions sociétales ou questions économiques ; les premières ayant des répercussions sur les secondes.

1/ La question de l’union des homosexuels est finalement secondaire. S’y opposer c’est surtout lutter contre l’idéologie du genre qui, à travers la légitimation de ces unions, cherche à s’infiltrer en France. Les socialistes ont adhéré en masse à cette nouvelle idéologie. Le socialisme est en lui-même un refus de la réalité et une négation de la vérité. Les opposants aux unions homosexuelles ont au contraire lutté pour restaurer et la vérité et la réalité. C’est une lutte constante contre le mensonge et contre les faux semblants. Pour ceux qui veulent se rendre compte des ravages de l’idéologie du genre, et de la façon dont le gouvernement essaye de l’infiltrer au cœur de l’éducation, je ne puis que conseiller la lecture de l’excellente analyse faite par Grégor Puppinck, publiée, entre autres, sur le site de Nouvelles de France.

2/ Les questions économiques sont-elles plus importantes que les questions sociétales ? Le chômage et le pouvoir d’achat doivent-ils passer avant la famille ? C’est mal comprendre l’articulation générale de l’économie que de croire que seules des mesures d’ordre économique peuvent résoudre nos difficultés. L’économie ne se réduit pas au matérialisme ou au matériel. La famille est le premier rempart contre la pauvreté, et les nombreux maires qui ont défilé à Paris savent, parce qu’ils le vivent dans leur commune, que les femmes seules avec enfants sont les premières touchées par la pauvreté et l’exclusion sociale. Lutter pour renforcer la famille, ou pour empêcher sa destruction est la meilleure façon de lutter pour fortifier l’économie.

En deuxième lieu, comme l’ont montré les travaux remarquables de Frédéric Le Play et de Jean Fourastié, la famille est le premier socle créateur de richesse. La famille est le lieu où se crée et se transmet la richesse intellectuelle et culturelle, ainsi que la richesse monétaire. Les inventeurs géniaux et les chefs d’entreprise innovants ont pu l’être parce qu’ils ont bénéficié d’un cadre familial qui leur a assuré une bonne transmission culturelle. Sans la famille, il n’y a pas non plus de capitalisme familial, dont Jacques Marseille n’a cessé de démontrer combien il fut, et combien il est, un des grands moteurs économiques de la France.

Beaucoup de libéraux n’ont pas compris l’importance de la famille dans le développement économique. Ils continuent à croire que c’est en baissant les charges sociales ou en fluidifiant le travail que l’on pourra améliorer le pouvoir d’achat ou le PIB. C’est vrai dans un certain sens, mais ce n’est pas une cause suffisante. A contrario, les socialistes ont eux très bien compris le rôle structurant de la famille dans l’établissement de la société. C’est pour cela qu’ils veulent la détruire, afin de créer des individus isolés qui se retrouveront seuls entre les mains de l’État. L’article de Grégor Puppinck cité ci-dessus montre très bien la logique étatique qui se véhicule derrière l’idéologie du genre. Pour paraphraser Léon XIII on peut dire que le genre, c’est le culte de l’État. En promouvant, au nom de la liberté, les unions homosexuelles, certains libéraux se sont fait les idiots utiles du socialisme, ne comprenant pas en quoi cette loi est liberticide, et en quoi elle étend le pouvoir de l’État sur les personnes.

3/ A propos de restriction des libertés fondamentales, les opposants à la loi Taubira ont mis à jour le véritable visage de l’État socialiste. Recenser toutes les atteintes aux libertés serait faire une liste longue et fastidieuse. Nous retiendrons les principaux points :

Le gouvernement a infiltré la manifestation du 24 mars de policiers en civil chargés de créer des troubles et de provoquer des violences.
Il a truqué les photos des manifestants afin d’en réduire le nombre.
Il a porté atteinte aux institutions de la République en déclarant non-recevable une pétition valide de 700 000 personnes, en organisant un vote à main levée au Sénat.
Il a fait verbaliser et arrêter des personnes portant pull ou tee-shirt estampillés Manif pour tous, alors même qu’il lutte très faiblement contre les violences à Paris.
Il a fait arrêter plusieurs centaines d’opposants politiques.

Ces mesures liberticides sont d’une grande gravité, à tel point que le Conseil de l’Europe a été saisi de la question pour étudier les atteintes aux Droits de l’homme, dont se prévaut pourtant beaucoup la France. Ce caractère liberticide du gouvernement, intrinsèque au socialisme, a pu être mis à jour grâce à l’opiniâtreté des manifestants. Cette atteinte aux libertés fondamentales ne va pas cesser avec la fin des manifestations, elle va être l’image de marque des quatre ans restants.

4/ Il est vrai néanmoins que le mouvement actuel ne doit pas se limiter à la lutte contre les unions homosexuelles. L’idéologie du genre est l’autre grand thème à attaquer, l’autre grand mensonge qu’il faut débusquer et anéantir.
En matière de restauration des libertés, les millions d’opposants à la loi devraient s’orienter vers deux points importants à défendre :

Tout d’abord la liberté éducative. Lutter pour la privatisation de l’Éducation nationale, à travers l’instauration d’un chèque scolaire, est la meilleure des façons d’empêcher le genre de s’introduire à l’école, et de permettre de donner aux enfants une éducation en cohérence avec la vérité des faits. Les esprits sont mûrs pour cette libéralisation. Les multiples rapports, dont celui récent de la Cour des comptes, montrant les gabegies et l’inefficacité du système éducatif devraient les y aider. Les Français sont favorables à cette réforme.

Ensuite, la liberté d’entreprendre. Réformer l’impôt en créant une flat tax, réformer la protection sociale en permettant le libre choix, simplifier les procédures administratives de création d’entreprises. Ce sont des thèmes qui sont aussi corrélés à la famille, car tout ce qui contrevient au monopole de l’État et qui donne plus de liberté aux personnes redonne un rôle central à la famille et aux liens de subsidiarité.