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La Révolution scolaire de François Fillon

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On connaît le célèbre aphorisme du Guépard : « il faut que tout change pour que rien ne change ». À l’inverse, on pourrait rétorquer que les plus grandes révolutions se déroulent dans l’inaperçu. Le programme scolaire de François Fillon est à ce titre une grande révolution. Comme la loi Pécresse de 2007 sur l’autonomie des universités, qui leur avait donné de l’air et de la liberté, commençant un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Certes, on peut considérer que cela ne va pas assez vite ni assez loin, mais compte tenu des blocages idéologiques et intellectuels du système scolaire, il est illusoire de penser faire de grands changements d’un coup et par la force. En matière éducative, les révolutions se font par petites touches.

Il en est ainsi de la création d’un statut d’école indépendante (évoqué par Annie Genevard dans la vidéo ci-dessous à 14’30). Il s’agit de permettre la création d’écoles libres de leur programme et de leur pédagogie, mais financées par l’argent commun. À condition que ces écoles respectent les valeurs fondamentales du pays et qu’elles fassent leurs preuves en matière de résultat. Ce statut est une large brèche ouverte dans le monopole éducatif. Enfin, les acteurs locaux vont pouvoir créer librement des écoles, rendant des comptes aux parents, tout en étant libre de leur pédagogie et en évitant de devoir appliquer tout ce qui échoue depuis des années.
S’il est appliqué, ce statut d’école indépendante ouvrira de larges perspectives de renouveau du système éducatif.

Pour le reste, on note également des ruptures importantes. C’est la première fois qu’un candidat de droite n’est pas dans le plus de moyens, mais dans le plus de liberté. La première fois aussi qu’un candidat de droite a un vrai projet sur l’école et non pas seulement quelques vagues idées, en considérant que ce secteur est définitivement perdu. Que ce soit sur la restauration de l’autorité des maîtres et des professeurs, sur l’importance donnée à la transmission et aux savoirs fondamentaux. Fillon a été le seul à dénoncer publiquement « la secte des pédagogistes prétentieux ». Cela paraît peu, mais le dire est déjà une révolution.