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L’Europe est morte à Pristina

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L’Europe est morte à Pristina

En mai 1999, pour légitimer l’agression de l’OTAN contre le Kosovo, Bill Clinton a évoqué un génocide en cours, « de 100 000 morts et plus ». En 2000, l’OTAN reconnaît 4 000 morts, toutes catégories de combattants confondues. Si nous sommes loin du génocide, nous sommes en plein dans la désinformation.
Toute l’histoire de la guerre du Kosovo, au printemps 1999, est l’histoire d’un mensonge orchestré par l’OTAN. Mensonge pour chasser les Serbes de leur terre, au mépris du droit international, la résolution 1244 de l’ONU reconnaissant le Kosovo comme faisant partie de la Serbie. Mensonge des médias, qui ont attribué des massacres aux Serbes, quand ceux-ci étaient le fait de l’UCK. Mensonge des politiques, qui ont cherché à légitimer une action militaire qui n’avait d’autre but que de créer un État islamique au cœur de l’Europe ; Etat qui est aujourd’hui la plaque tournante des trafics de drogue et d’armes vers l’Europe.

Le témoignage du colonel Hogard est essentiel. Chef du groupement des forces spéciales françaises, il a dirigé une partie des opérations au Kosovo, sous commandement britannique. Les faits qu’il rapporte ont donc un poids extrême. Il explique notamment comment des forces spéciales anglaises, les SAS, revêtues de l’uniforme de l’UCK ont accompagné le groupe terroriste albanais pour attaquer des civils serbes désarmés qui fuyaient les combats. Alors que ses hommes protégeaient les civils en tirant des coups de semonce sur les membres de l’UCK, il a reçu un coup de téléphone de son supérieur anglais pour lui demander de cesser de tirer sur ses hommes.

Témoignage essentiel, car il montre la guerre telle quelle est. Quand les citoyens n’ont que des bribes d’information, qui sont souvent des morceaux de désinformation, quand on dresse pour eux le camp des méchants et des gentils, le colonel Hogard rappelle combien la population serbe a souffert, comment elle a été chassée de sa terre, et comment l’UCK, couverte par l’OTAN, a brimé les Albanais, en éliminant systématiquement les modérés.

L’Europe est morte à Pristina. On ne cesse de nous rebattre les oreilles que l’Europe c’est la paix, que la construction européenne a permis de bâtir la paix en Europe ; rien n’est plus faux. C’est cette Europe qui, à la remorque des États-Unis, a agressé la Serbie, en violant le droit international, en allant contre les décisions de l’ONU, cette Europe qui a attaqué un État frère, au mépris de sa culture, de son histoire, de ses intérêts. Cette Europe qui est aujourd’hui inondée de drogue vendue par les Albanais, associés à la mafia napolitaine. Cette Europe qui n’a pas d’âme, pas de projet, et qui renonce à toute volonté de puissance. Une Europe technocratique, qui ne sait produire que des normes, et que ses peuples rejettent en masse.

À travers ce livre bref, on découvre à quel point les peuples ont été manipulés en 1999, et comment les États ont renoncé à défendre les intérêts de leur population.